Assemblée fondatrice de la Cracs
Dernière mise à jour : il y a 5 jours

La réunion publique de lancement de la Coalition des résistances artistiques, culturelles et scientifiques (CRACS) s’est tenue le samedi 30 mai à Montreuil. Elle a rassemblé sur la journée plus de 200 personnes. Le matin a vu un débat général sur la montée du RN et les moyens de s’y opposer. L’après-midi a été consacrée aux interventions des initiatives amies se situant sur le terrain de la lutte contre l’extrême-droite : La Digue, l’Observatoire de l’Extrême Droite (ONED), 1001 territoires pour la Fraternité, l’initiative en cours de construction du mouvement social. Cette séance a été suivie par trois ateliers : "Démonter les mensonges du RN", "Construire des perspectives concrètes", "Coordonner les initiatives".
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Synthèse de la journée
L’objectif de la CRACS est avant tout de mobiliser le milieu culturel au sens large, du personnel de l’Éducation nationale au personnel technique du cinéma et du théâtre en passant par les militant.es de l’éducation populaire, les artistes, les universitaires et chercheurs qu’ils soient académiques ou non.
La guerre culturelle qui est engagée contre l’extrême droite se joue d’abord au niveau local où déjà de multiples expériences de mobilisations ont lieu. D’où l’importance des initiatives à prendre à ce niveau. Ces initiatives doivent être aussi l’occasion de la construction de convergences au niveau local.
Ces mobilisations locales doivent être mises en visibilité politique et médiatique. Il s’agit par là non seulement de valoriser ce qui se fait, mais aussi de montrer que se construit par le bas un processus de résistance qui peut faire échec à l’extrême droite. Notre objectif doit être de démonter les mensonges du RN (voir le compte-rendu de l’atelier sur le sujet) et de construire des réponses concrètes, notre discours devant s’adapter aux publics visés.
Au niveau national, une partie du milieu culturel a commencé à se mobiliser que ce soit la réaction des auteurs et autrices de Grasset ou celle du milieu du cinéma après les déclarations du directeur général de Canal. Il est important que la CRACS établisse des liens avec ces mobilisations afin de discuter de ce qu’il serait possible de faire ensemble. Plus globalement, il nous faut construire des liens réguliers avec les initiatives amies qui se sont exprimées le 30 mai ainsi qu’avec les organisations syndicales du secteur.
La guerre culturelle est une guerre politique et nous avons besoin d’initiatives politiques nationales fortes pour modifier les rapports de force et peser ainsi sur le champ politique. C’est pourquoi la CRACS propose que se tienne une initiative nationale de confluences des résistances au dernier trimestre 2026. Les modalités de cette dernière devront être co-construites avec tous les partenaires qui le souhaiteront.
Il s’agit de creuser ces pistes d’action et de se donner les moyens de notre ambition (voir le compte-rendu de l’atelier 3 sur le sujet), en particulier en termes de communication. Tout cela suppose des moyens financiers et une meilleure structuration. C’est pourquoi la décision de se constituer en association a été prise. Il s’agira d’en discuter rapidement les modalités.
L’équipe d’animation organise des réunions hebdomadaires en visio. Elle est ouverte à toutes les bonnes volontés, que ce soit au niveau de l’animation ou des pistes de travail identifiées.



